Rencontre SERIQ

Rentrée SERIQ

Première rencontre sous la bannière SERIQ, dans la continuité des rencontres SEMTL. Elle souligne le passage vers un réseau plus large, qui s'étendra à l'ensemble du Québec, et réunit la communauté pour discuter de l'apport du génie logiciel aux enjeux de la société numérique.

jeudi 29 octobre 2026

Heure
de 15 h à 19 h
Lieu
Université de Montréal

Le pavillon et le local seront précisés d'ici la rencontre.

S'inscrire

Programme

  • Des conférencières et conférenciers invités, du milieu de la recherche comme de l'industrie. Chaque invité.e expose sa vision de la recherche en logiciel en 15 minutes :
  • Une table ronde où les conférencières et conférenciers discutent plus largement des sujets abordés.
  • Des représentant.e.s des universités prennent ensuite la parole.
  • Une période de réseautage, avec des affiches étudiantes.

Conférencières et conférenciers invités

Les autres conférencières et conférenciers seront annoncés à mesure de leur confirmation.

  • Daniel Lemire

    Université TÉLUQ

    Le logiciel libre comme méthode de recherche : de l'article scientifique à des milliards d'appareils

    Les bibliothèques libres comme simdjson et simdutf s’exécutent aujourd’hui dans Node.js, les navigateurs et les bases de données, au service de milliards de personnes chaque jour. Le modèle linéaire de l’innovation — le professeur publie, l’ingénieur lit, le client consomme — décrit rarement ce qui se passe vraiment. Comme le rappelait Michael Stonebraker, les idées naissent surtout du contact avec des utilisateurs réels et de leurs problèmes concrets. Le logiciel libre n’est pas seulement un moyen de diffuser des résultats : c’est une méthode de recherche à part entière. Il impose la reproductibilité, puisque le code et les bancs d’essai sont publics et vérifiables par quiconque. Les revues de code, les rapports de bogues et les demandes d’intégration forment une évaluation par les pairs souvent plus exigeante que bien des comités de lecture. Il fait aussi arriver les données du monde réel : cas adversariaux, architectures exotiques et charges de travail imprévues. L’histoire de simdjson inverse l’ordre attendu : d’abord le code, un billet de blogue, GitHub et quelques messages sur X, puis l’adoption industrielle, et seulement ensuite l’article scientifique. Le cycle se répète : l’usage révèle le goulot suivant, d’où l’algorithme Eisel-Lemire pour les flottants et simdutf pour l’UTF-8. Cette approche a toutefois ses tensions : la maintenance est ingrate et sans fin, et les incitatifs académiques comptent les articles, pas les contributions concrètes.

    Daniel Lemire est professeur d’informatique à l’Université du Québec (TELUQ). Ses travaux de recherche et d’ingénierie portent sur le calcul haute performance, les structures de données efficaces et l’optimisation de la performance logicielle. Il est l’auteur de bibliothèques libres largement adoptées : on trouve ses algorithmes et son code dans plusieurs bibliothèques standards et systèmes majeurs, dont .NET, Rust, Go, Node.js, Google Chrome et Safari. Il figure parmi les 2 % de scientifiques les plus cités au monde selon le classement Université Stanford / Elsevier. Il est rédacteur de la revue Software: Practice and Experience (Wiley, fondée en 1971) et a reçu le Prix d’excellence en recherche 2020 de l’Université du Québec pour ses travaux sur l’accélération du traitement des documents JSON. Sur GitHub, il fait partie des 1000 développeurs les plus suivis parmi plus de 100 millions. Il est @lemire sur X et tient un blogue hebdomadaire à l’adresse https://lemire.me/.

  • Lionel Briand

    University of Ottawa

Affiches étudiantes

Les étudiant.e.s qui souhaitent présenter une affiche pendant la période de réseautage peuvent soumettre leur proposition avec le formulaire de soumission.